Fond de cageot (2)
Et voici le reste du fond de cageot, pensées ou débuts de pensée que je m'apprêtais à coucher sur le blog lorsque paf le chien.
en décrochant quelque chose qui est une part du moi, celle qui a la joie de faire, de résoudre, de construire, d'atteindre...
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Le problème quand la servitude est vécue comme telle et que l'Autorité est une folle dingue hystérique c'est qu'on est bloqué. On gagne à savoir et reconnaître qu'on est en état de servitude mais l'impuissance ressentie n'est en que plus grande. On a
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Je ne me rappelle pas avoir entendu parler du vertige du pouvoir absolu, sauf pour évoquer la folie de tel ou tel dictateur.
C'est pourtant bien le pouvoir absolu qu'être père ou mère d'un nouveau-né.
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Je vais vous expliquer ce qui se passe avec l'étroitesse de la vie en servitude. L'étroitesse c'est ce dont on parle depuis le début de ce blog, pour ceux qui suivent dans le désert.
Alors voilà. On met de l'ordre, c'est comme ça que tout commence, dès le début, de l'ordre. C'est vertical, ça tombe, comme une lance primitive, slaaaash-tomp'. Puis une autre, et une autre etc. On ne les voit pas, mais c'est déjà l'ordre qui s'abat et tranche dans la vie possible.
Par exemple, le tic-tac des secondes, les secondes tombent, verticales, et s'accumulent. Ça n'a l'air de rien, c'est insidieux, minuscule la seconde, mais inexorable. C'est un début d'ordre et un début de rétrécissement du réel. Et il va falloir tenir là-dedans ; on va s'y faire assez vite cependant.
Moi qui vous parle, j'adore la verticalité de la pluie qui tombe par exemple, ce sentiment tragique né de quelque chose qui s'abat, inexorable, qui tombe, étrange.
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Comment se défaire de toute ce qui plombe une vie.
Comment se défaire pour ne pas être fait (comme un rat).
Comment se dénouer. Sans perdre la tête.